Dénutrition : deux minutes de franceinfo, et ce qu'il faut y ajouter
En deux minutes, franceinfo seniors pose les bases : la dénutrition est une maladie, et elle fait tomber. La chronique date de 2021. Voici ce qu'elle n'a pas le temps de dire, et ce que la HAS a précisé la même semaine.

Deux minutes, c’est le temps qu’il faut pour réchauffer un bol de soupe. C’est aussi la durée de cette chronique, qui dit l’essentiel sur la dénutrition des personnes âgées : ce n’est pas un manque d’appétit sans conséquence, c’est une maladie qui affaiblit, fait chuter et aggrave la dépendance. Une bonne porte d’entrée pour un frère ou une sœur qui pense encore qu’à 85 ans, on a besoin de moins manger.
Une chronique de 2021, et ce qui a changé depuis
Soyons clairs sur la date : cette chronique a été diffusée le 14 novembre 2021. Ses conseils de fond n’ont pas vieilli. Mais quatre jours plus tôt, la Haute Autorité de santé publiait ses recommandations actualisées pour les 70 ans et plus, et ce sont elles qui font foi aujourd’hui.
Le diagnostic demande deux éléments réunis. Un critère physique, par exemple une perte de poids d’au moins 5 % en un mois ou 10 % en six mois. Et un critère lié à une cause, comme des apports réduits de moitié pendant plus d’une semaine.
Un détail que la chronique ne pouvait pas aborder : l’obésité n’exclut pas la dénutrition. Un parent corpulent qui maigrit vite doit inquiéter autant qu’un parent mince.
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La pesée, une fois par mois
La HAS fixe une fréquence pour la surveillance à domicile : une fois par mois, et à chaque consultation. Elle précise que cette surveillance ne repose pas sur la personne âgée seule. Les proches aidants en font partie.
Concrètement, choisissez une date fixe, le premier dimanche du mois par exemple, le matin, avec la même balance. Notez le chiffre. Si vous êtes loin, c’est une tâche simple à confier à l’aide à domicile ou à l’infirmière.
Quand appeler le médecin
N’attendez pas la visite suivante dans trois situations : la balance affiche 5 % de moins en un mois, soit environ 3 kg pour une personne de 60 kg ; votre parent mange la moitié de ses assiettes depuis plus d’une semaine ; ou une infection, une opération vient de couper l’appétit. La HAS demande une surveillance plus serrée dans ce dernier cas.
Enrichir, avant tout le reste
L’Assurance Maladie le dit sans détour : quand la personne mange encore un peu, le premier traitement est l’enrichissement des repas, complété par des collations. Deux fois par jour des protéines, des produits gras et sucrés sans restriction en l’absence de contre-indication médicale, et un jeûne nocturne qui ne dépasse pas 12 heures. Pour ce dernier point, l’Assurance Maladie suggère une collation dans la soirée, ou un dîner un peu plus tardif.
Le portage de repas peut aussi aider, à une limite près : un plateau livré ne garantit pas qu’il soit mangé.
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Sources
- Comment lutter contre la dénutrition et comprendre ses conséquences surtout quand on vieillit, franceinfo seniors, franceinfo (consulté le 1 octobre 2026)
- Diagnostiquer plus précocement la dénutrition chez la personne âgée de 70 ans et plus, Haute Autorité de santé (consulté le 1 octobre 2026)
- Amaigrissement et dénutrition : comment y remédier ?, Assurance Maladie (consulté le 1 octobre 2026)



