Quiz : où en est votre jauge d'aidante ?
On mesure la tension de son parent, ses repas, ses rendez-vous. On ne mesure jamais la sienne. Ce test sert à ça, et rien de ce que vous cochez ne quitte votre navigateur.

Vous mesurez la tension de votre père, vous surveillez son poids, vous notez ses rendez-vous. Personne ne mesure la vôtre, et vous encore moins que les autres, parce que la question ne vous paraît pas légitime tant que c’est lui qui est malade.
Ce test ne diagnostique rien. Il sert à mettre un mot sur une situation que beaucoup d’aidantes traversent sans jamais la nommer, et à indiquer, selon le résultat, la démarche qui a le plus de sens à faire cette semaine.
Répondez d’instinct. Personne ne lit vos réponses, elles ne sont ni envoyées ni enregistrées.
Faites le point
Cinq questions, une minute. Répondez d'instinct, sans chercher la bonne réponse : il n'y en a pas. Rien n'est envoyé nulle part, tout se compte dans votre navigateur.
Niveau vert
Vous avez su garder une place
Vous accompagnez votre parent sans vous être effacée, et ce n’est pas de la chance : c’est le résultat de limites que vous avez posées. Ce qui compte maintenant est de ne pas les laisser s’effriter quand la situation se dégradera, parce qu’elle se dégradera. Repérez dès aujourd’hui le point d’information local de sa commune : le jour où il faudra ajouter des heures, vous saurez à qui téléphoner au lieu de compenser vous-même.
Niveau orange
La charge commence à peser
Vous tenez, et c’est précisément ce qui rend ce moment délicat : rien ne vous oblige encore à changer quoi que ce soit. C’est pourtant maintenant que les démarches se font le mieux, parce qu’un dossier d’APA se monte en trois semaines quand on n’est pas en urgence. Demandez une évaluation des besoins de votre parent, et regardez ce qu’une plateforme de répit propose près de chez vous, avant d’en avoir besoin.
Niveau rouge
Vous portez trop, et depuis trop longtemps
Ce que décrivent vos réponses n’est pas un passage difficile, c’est un épuisement installé, avec l’isolement qui va avec. Trois aidants sur dix accompagnent seuls, vous n’avez donc rien d’un cas particulier, et rien à vous reprocher. Faites deux choses cette semaine : dites à votre médecin traitant que vous êtes aidante, avec le mot, et appelez le point d’information local de la commune de votre parent pour demander une évaluation. Ces deux appels ouvrent des droits que vous compensez aujourd’hui avec vos propres heures.
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Sources
- Trois aidants sur dix accompagnent seuls leur proche, six sur dix sont en activité ou étudiants, DREES (consulté le 8 septembre 2026)
- Les plateformes d'accompagnement et de répit, Pour les personnes âgées, portail national (consulté le 8 septembre 2026)


